Le Conflit Moyen-Orient : Un Impact Économique Catastrophique S'Ajoute aux Horreurs de la Guerre
Le secrétaire-général adjoint de l'ONU, Abdallah Al Dardari, a exprimé ce mardi 31 mars, depuis Amman, une vive préoccupation quant à la prolongation des hostilités qui secouent le Moyen-Orient. Les combats, déclenchés par une offensive militaire conjointe menée par Israël et les États-Unis contre l'Iran, ont déjà engendré des conséquences économiques désastreuses, touchant particulièrement les pays arabes.
Des Pertes Économiques Colossales
Selon les estimations de l'ONU, les nations arabes ont déjà subi une perte de 186 milliards de dollars en raison de ce conflit. M. Dardari a souligné l'urgence d'un cessez-le-feu, insistant sur le fait que chaque jour de retard amplifie les répercussions négatives sur l'économie mondiale. Il a quantifié l'impact sur le produit intérieur brut (PIB) de la région arabe, estimant une diminution de 6% après un seul mois de combats.
Les Pays du Golfe Particulièrement Vulnérables
Les pays pétroliers du Golfe, qui sont devenus des cibles de représailles iraniennes suite à l'intervention américano-israélienne, subissent le fardeau le plus lourd. L'impact sur leur PIB pourrait s'élever à 168 milliards de dollars, tandis que la région du Levant pourrait enregistrer une perte d'environ 30 milliards de dollars. Abdallah Al Dardari, directeur du bureau régional pour les États arabes du programme des Nations unies pour le développement, a mis en évidence la fragilité économique de la région.
Un Chômage Massif et une Hausse de la Pauvreté
Au-delà des pertes économiques brutes, le conflit a des conséquences sociales dramatiques. L'ONU prévoit la perte d'environ 3,7 millions d'emplois en raison de l'instabilité et de la destruction causées par les combats. De plus, on s'attend à ce qu'une population supplémentaire d'environ quatre millions de personnes franchisse, ou ait déjà franchi, le seuil de pauvreté au cours de ce mois.
Dépendance Pétrolière et Nécessité de Diversification
M. Dardari a mis en garde contre la dépendance excessive des pays du Golfe au pétrole, un facteur d'exposition critique face aux fluctuations géopolitiques. Il a insisté sur l'impératif de développer des alternatives au détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale par laquelle transite environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) à l'échelle mondiale.
Une Économie Arabe Fragile et Monoproductive
“L’économie arabe repose de manière précaire sur une seule ressource”, a déploré le secrétaire-général adjoint de l'ONU. Il a expliqué que les pays non producteurs de pétrole dépendent des envois de fonds des travailleurs expatriés et de l'aide financière des pays producteurs, tandis que ces derniers sont eux-mêmes limités par la dépendance à un seul produit d'exportation. Selon M. Dardari, les événements récents démontrent la non-viabilité de ce modèle économique et soulignent la nécessité urgente d'une diversification.
NoMask continue de suivre de près l'évolution de cette situation et de ses conséquences sur l'économie mondiale.
















