La Nasa prévoit le décollage de sa mission Artémis II dans la nuit du 1er au 2 avril 2026. Direction la Lune, pour cet équipage de 4 astronautes. Pendant leur périple, pourrons-nous les observer dans le ciel, à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope ? Et comment faire ?
La Nasa est sur le qui-vive pour le départ d’Artémis II. Après plusieurs mois de difficultés et d’attente, la mission lunaire habitée américaine devrait retenter sa chance pour un décollage. Le départ est prévu dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 avril 2026, avec d’autres fenêtres de tir pour Artémis II dans les jours suivants en cas de nouvel imprévu.
L’enjeu est historique : cette mission du programme Artémis doit marquer le retour de l’humanité autour de la Lune, plus d’un demi-siècle après la fin des missions Apollo. 4 astronautes seront à bord de la capsule Orion, propulsée vers l’espace par le Space Launch System (SLS), une fusée géante de presque 100 mètres de haut. Artémis II ne se posera pas sur la Lune, ce sera pour Artémis IV (au lieu d’Artémis III).

Pourra-t-on voir Artémis II dans le ciel à l’œil nu ?
Si vous attendez ce grand départ avec impatience, vous vous demandez peut-être si la mission pourra être observée dans le ciel. Une visualisation partagée par l’astronome amateur Tony Dunn sur X le 30 mars montre où passera la mission de la Nasa par rapport à la voûte céleste.
Oubliez l’observation à l’œil nu : « Vous aurez besoin de jumelles ou d’un télescope », prévient-il. En effet, au moment où la capsule Orion va sortir de l’ombre de la Terre, elle sera déjà à plus de 25 000 km d’altitude.
Même recommandation de la part de Xplora, un compte X spécialisé dans les phénomènes spatiaux : « Il faudra être bien équipé et choisir le bon moment ! Si les conditions d’observation sont plus favorables dans l’hémisphère Sud, il restera toutefois possible de tenter l’observation depuis la France. »
Voici où viser dans le ciel pour tenter de voir Artémis II
Si vous êtes équipés d’un télescope, il faudra viser la constellation du Scorpion (vers le sud), dans laquelle la mission passera la majorité de son temps. Cette constellation se lève tard dans la nuit à cette période. Par ailleurs, la constellation est assez basse sur l’horizon depuis la France, ce qui impliquera de choisir un lieu d’observation bien dégagé vers le sud — des arbres ou des bâtiments pourraient gâcher la visibilité.
« Entre le 3 et le 9 avril, Orion devrait évoluer à proximité de l’étoile Antares, une étoile rouge brillante qui servira de repère », relève Xplora. Vers 5h du matin, Antarès atteint sa plus grande hauteur, c’est donc le meilleur moment pour tenter l’observation.
Tout ceci serait trop simple si la Lune ne venait pas s’en mêler (après tout, sans elle, pas de mission Artémis II). « Presque pleine au début de la mission puis gibbeuse décroissante les jours suivants, elle restera très lumineuse. Elle traversera la constellation du Scorpion le 7 avril, ce qui risque d’éclairer fortement la zone du ciel où se trouvera Orion et de compliquer davantage l’observation », prévient Xplora.
Pendant que la mission ne sera plus qu’un petit point céleste difficilement observable pour le reste de l’humanité sur Terre, les 4 astronautes d’Artémis II auront un programme chargé à respecter. Leur grand voyage lunaire doit durer 10 jours.
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